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[CRITIQUE CINE #12] JURASSIC WORLD

Chris-Pratt-Bryce-Dallas-Howard-Ty-Simpkins-et-Nick-Robinson_max1024x768Plus que jamais, Hollywood fait marcher son entreprise de recyclage à plein régime, et cette année 2015 marque le retour inopinée des gloires du passé. Il était inévitable qu’Hollywood s’attaque un jour à Jurassic Park. 22 ans après le film inaugural, signé Steven Spielberg, voici donc Jurassic World, pâle copie de son aîné .

Les dinosaures sont de retour pour vous jouer un mauvais tour. Enfin, c’est ce qui est marqué sur le papier. La réalité est tout autre. Passez les premières minutes et vous vous apercevrez vite qu’il ne s’agit là que d’un simple remake moderne de ce qui a déjà été fait. Jurassic World marche sur les pas de ses prédécesseurs et l’assume. Il n’y a ici aucune volonté de se démarquer. Et après tout, tenter de faire quelque chose de nouveau c’est prendre le risque de s’attirer les foudres des fans les plus fidèles. Alors Colin Trevorrow a repris tout ce qui a fait le succès de la saga. Mais voilà il n’est pas Spielberg (qui l’est ?). Cette non prise de risque, coûte cher au long métrage qui a pourtant un fort potentiel. Est-il nécessaire de raconter l’histoire qui est un simple copié-collé du premier Jurassic Park ? L’Indominus Rex, un dinosaure génétiquement modifié, pure création de la scientifique Claire Dearing, sème la terreur dans le fameux parc d’attraction. Les espoirs de mettre fin à cette menace reptilienne se portent alors sur le dresseur de raptors Owen Grady et sa cool attitude. Original n’est-ce pas ? Même les scènes d’actions qui s’annoncent spectaculaires ne le sont pas. Heureusement, la 3D apporte un petit supplément d’âme aux effets spéciaux précipitant littéralement le spectateur dans le gueule des dinosaures. La morale du film est expédiée au détriment d’une fin, qui, comme l’ensemble du film n’emballe pas. A l’instar de Mad Max qui 30 ans après a réussi à se réinventer, Jurassic World lui,  tombe dans le piège du film marketing tout droit sorti des studios hollywoodiens, où les placements de produits s’enchaînent à tour de bras. Le film de Colin Trevorrow est bel et bien un pur produit de son époque, et de tout ce que cela implique en terme de démystification et destruction de symboles qui ont bercés le public.  

26696Le long-métrage se pense et se vit comme une attraction, ni plus ni moins. Une orientation qui limite son impact. Les personnages en sont les premières victimes à l’image de Chris Pratt, dénué de personnalité et de motivations, qui se contente de jouer les guides touristiques rigolards, annulant systématiquement tout effet de tension ou de suspense. Omar Sy annoncé comme un événement au casting ne l’est pas. Ses rares apparitions sont éclipsées par la performance « made in Hollywood » de Chris Patt. La grosse déception réside aussi dans le fait de ne pas avoir donné une place plus importante aux seconds rôles. Le simple aperçu de leur personnalité laisse le spectateur sur sa fin, lui qui en redemande toujours plus.

Jurassic World n’est rien de moins qu’une série B. Divertissement honnête et dépaysant à défaut d’être le nouveau classique espéré, c’est un film hommage. Il marque aussi le début d’une aventure qui devra tout faire pour créer la surprise afin de ne pas faire plonger le mythe dans l’oubli.

Actuellement au cinéma.

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